Brouwerij Van Honsebrouck
Une famille qui brasse depuis 1900, un château acheté en 1986 qui a donné son nom à la bière, et un incendie qui a détruit la brasserie-musée en…
Pipaix, Hainaut, BelgiqueBelgique
1769, la plus ancienne brasserie de Wallonie encore en activité, neuf générations sur le même site — et un déménagement de l’autre côté de la route pour échapper à l’impôt de Marie-Thérèse d’Autriche.
Joseph Leroy est maître brasseur et tient la brasserie seigneuriale de Ghyssegnies, en face de l’emplacement actuel. Il n’y paie pas de taxe. En 1769, Marie-Thérèse d’Autriche taxe toutes les brasseries, y compris seigneuriales. L’avantage disparaît : Leroy traverse la route et s’installe sur une terre non seigneuriale, pour être indépendant.
La brasserie n’a jamais bougé depuis, et n’a jamais cessé de brasser — ni pendant la Révolution française, ni pendant les deux guerres mondiales. Joseph Leroy était le grand-père maternel de Hugues Dubuisson, l’actuel dirigeant. Neuf générations de brasseurs, tous en ligne directe.
Jusqu’en 1932, la ferme-brasserie ne brasse que pour les ouvriers de la ferme et les villageois. Alfred Dubuisson abandonne alors l’agriculture, s’associe à son frère Amédée, et rachète la ferme-brasserie familiale.
En 1933, il crée Bush Beer — la traduction anglaise de « bière Dubuisson » — dans le goût anglais alors à la mode. La recette n’a pas changé depuis quatre-vingt-dix ans. Aux États-Unis et au Canada, ces bières se vendent sous le nom Scaldis, pour ne pas heurter une marque homonyme.
Empâtage entre cinquante et soixante-quinze degrés pour les Bush, une heure et demie ; ébullition d’une heure et demie avec houblon et épices ; levure maison ; fermentation principale d’une semaine, puis quatre à six semaines de garde.
Depuis 2013, la brasserie cultive son propre houblon dans un champ voisin. Elle a été la première à expérimenter le vieillissement en fûts de chêne, entré dans la gamme en 2003 : la Bush Prestige mûrit trois à six mois en chêne neuf, la Bush de Nuits six à neuf mois en foudres ayant contenu du Nuits-Saint-Georges. En 2013, cinq millions d’euros investis ont doublé la capacité, au-delà de cent mille hectolitres.
La maison refuse les bières à étiquette — la même recette vendue sous plusieurs noms — et refuse de sous-traiter son brassage. En 2007, elle a créé le label Belgian Family Brewers, réservé aux brasseries familiales ayant au moins cinquante ans de savoir-faire.
Née en 2000 à Louvain-la-Neuve, dans le Brasse-Temps, une micro-brasserie conçue par Dubuisson. Blonde de fermentation haute à 7°, refermentée en bouteille, robe pâle légèrement trouble. Assemblage de malts, houblon Saaz, sucre, eau et levure, avec des écorces d’orange douce séchées ajoutées à l’ébullition. Dix-huit IBU, à peine amère.
La Lowa Trolls est sa version sans alcool, à 0,3°, lancée le 5 mars 2025 — la première sans-alcool de la maison. Une fermentation lente et une levure spécifique, sans ajout de sucre ni d’édulcorant : floral et agrume, avec une amertume qui tient. Les deux sont à notre carte.
À la pression aussi
Quatorze brasseries alimentent nos vingt becs : six des Hauts-de-France, sept de Belgique, une d'Alsace. Voir les quatorze ou la carte complète.
Une famille qui brasse depuis 1900, un château acheté en 1986 qui a donné son nom à la bière, et un incendie qui a détruit la brasserie-musée en…
Une triple d’abbaye belge houblonnée au Citra : pamplemousse, citron vert, et une finale très sèche. À la pression à La Miroiterie Pub, Douai.
Née à Schiltigheim chez Fischer, sous l’impulsion du maître brasseur Fritz Röhrl. La seule bière de notre tirage issue d’un grand groupe — et on…