Brouwerij Van Honsebrouck
Une famille qui brasse depuis 1900, un château acheté en 1986 qui a donné son nom à la bière, et un incendie qui a détruit la brasserie-musée en…
Péruwelz, Hainaut, BelgiqueBelgique
Un mineur qui quitte la fosse en 1933 pour vendre de la bière à la charrette à bras, quatre générations plus tard une brasserie dans une ancienne tannerie. Bon Secours et Paix Dieu sont à notre carte.
En 1933, Charles Caulier quitte la mine et s’installe revendeur de bière dans le village de Bonsecours. À l’époque, seule la bière de table compte vraiment, et les tournées se font à la charrette à bras.
En 1960, il passe la main à ses deux fils, Roger et Christian — qui ont entre-temps épousé deux sœurs, Jeannine et Monique. Les deux couples travaillent ensemble et s’orientent vers la création de cafés. En 1980, Roger et Linda Caulier reprennent l’affaire ; les entrepôts sont trop petits, ils rachètent les bâtiments d’une ancienne tannerie à Péruwelz. C’est toujours là que tout est brassé.
Au début des années 1990, Roger et Linda décident de commercialiser leur propre bière : une blonde de haute fermentation, brassée à façon. La Bon Secours est née. Mais leur projet reste d’avoir leur brasserie.
Ils rachètent le matériel de la brasserie Deneve, à Schepdaal, et signent leur premier brassin — 1995 ou 1996 selon les sources. La brasserie a donc démarré avec les outils d’une brasserie disparue. En 2012, la quatrième génération arrive — Laurent, Bertrand et Vincent — et lance la Paix Dieu. Vincent Caulier dirige aujourd’hui une équipe de quatre-vingt-dix personnes ; 2026 marque trente ans de production.
La Bon Secours Prestige est la triple de la maison, à 9°. Trois céréales, des notes d’épices, une fin de bouche entre agrume et amertume légère ; le côté poivré du nez vient de la levure. Non filtrée, non pasteurisée, refermentée en bouteille, et servie dans une bouteille rétro à bouchon mécanique.
La Paix Dieu est une triple à 10°, blonde, de fermentation haute. Malt d’orge, sucre, houblons — la recette est des plus simples. Elle tire son nom des sœurs cisterciennes de l’abbaye de la Paix-Dieu : la marque écrit qu’elle était autrefois brassée les soirs de pleine lune, au calendrier lunaire, et nous reprenons ce passé tel quel — c’est la brasserie elle-même qui le formule ainsi. Son verre porte un buvant biseauté, en référence à la lune.
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